30 août 2011

Boston versus Irène

Boston et Irène l’ouragan, même pas peur !

 

La petite famille de Hartford est venue me rejoindre à Boston malgré la menace d’Irène. Mais toutes précautions avaient été prises. Et, au pire, nous restions à Boston une nuit de plus s’il le fallait.

 

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Ah, les voir arriver m’a été d’une grande joie ! Enfin j’allais pouvoir communiquer et choisir et m’interroger avec eux. Enfin, si Juliette me laissait en placer une !

Donc il fut question de nourrir le bébé sitôt débarqués. Je proposais les bords de la Charles river tout proches.

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Ensuite nous allâmes nous-même nous restaurer dans un restaurant français, un vrai, et ce fut un régal. Nous vous conseillons l’adresse :

La Voile, 259  Newbury Street, dans le quartier Back Bay.

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Puis il s’est mis à pleuvoir pour le restant de la journée.

A l’autre bout de la ville nous attendait l’ICA. Avec C et A dans son sigle, attendez-vous à quelque chose concernant l’art contemporain.

Le lieu, l’environnement de ce lieu étaient un vrai plaisir. Plus près de l’embouchure de la rivière, une délicieuse odeur de varech imprégnait l’air, quelques marins d’eau douce discutaient près d’un magnifique voilier et nous, n’était la pluie, nous aurions bien fait durer la ballade plus longtemps tellement nous étions revigorés, heureux, légers, excités, papotant à qui mieux mieux.

 

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Bon enfin, on se décida à entrer dans la structure de verre du bâtiment panoramique de l’ICA. Direction le 4ème étage dans un ascenseur qui avait les dimensions d’un studio parisien.

Et puis vous savez comment ça marche : une expo temporaire, en l’occurrence sur le thème du disque vinyle, et des salles permanentes, chaque section étant sous l’égide de généreux mécènes.

Je ne vais pas, je ne peux pas, je ne me sens pas le courage de vous compter par le menu ce que nous avons regardé avec plus ou moins d’attention. Comme d’habitude, certaines oeuvres nous touchent plus que d’autres et comme d’habitude votre propre sensibilité n’est pas la même que ceux qui vous accompagnent.

Toutefois, Mona Hatoum avait encore frappé avec sa dormeuse surdimensionnée en métal tressé et sa pièce intitulée Pom Pom city qui consistait en un carré parfait tissé large en cordelettes de laine, lesquelles finissaient chacune, à partir du bord de ce carré, en une myriade de sinuosités, chacune terminée par un pompon de laine, le tout décrivant un cercle d’environ 4m  de diamètre.

Le mieux c’est de vous montrer la photo, issue de ce site :

http://khipus.org/ fort intéressant pas ailleurs.

 

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Une autre œuvre m’a beaucoup touchée ; elle émane de l’artiste colombienne Doris Salcedo.

Voici l’image.

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Il est curieux de voir déposées des chaussures dans de petites niches creusées dans le mur, et cachées par une peau, rendue légèrement translucide, de sorte qu’on voit un peu la silhouette des chaussures, et cousue à même le mur avec du fil chirurgical. Evidement ce qui me plaît là-dedans est à mille lieux de ce que veut dire l’artiste, car en fait son œuvre montre les dégâts causés par les disparitions politiques de personnes en Colombie. Moi, ce que j’aime, c’est cette tentative de masquage d’une vérité triviale ou touchante.

Je ne parlerai plus que du thème des photographies de Catherine Opie : « Empty and Full ».

Chacun finalement peut convenir de ce qui est plein ou vide…

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Après avoir traîné nos guêtres dans un magasin rupin et catastrophiquement cher, installé dans un entrepôt chicos, où on fait semblant de ne pas vous regarder alors qu’on guette toutes vos réactions, nous sommes allés nous acheter des crab cakes dans une brasserie bien ricaine et sympathique et nous avons repris la route vers le typhon.

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C’est vrai, Irène nous attendait bien sagement, avec sa pluie continue, son ciel sombre comme une nuit et sa menace pour les heures à venir.

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Nous avons passé une nuit à attendre les symptômes violents, puis une matinée à essayer de plonger notre œil dans celui du cyclone…bon, d’accord, on a reçu quelques feuilles d’arbre dans la figure et de la pluie encore et on a entendu le vent souffler et on est allé le regarder de plus près, mais, à part qu’il était tournoyant, il ne valait pas un de nos bons mistrals sans concession.

Alors, on était drôlement déçus.

Finalement, le tremblement de terre, quelques jours avant, nous avait procuré plus d’émotion. Foi de Capitaine Haddock !

 

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui.

Mon prochain post vous racontera l’île des Monts Déserts.

Have a nice one, folks. 

 


 

 

Posté par Alberte-Marie à 00:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Boston versus Irène

    Vive...

    Moi j'aime que l'on me raconte des histoires, et quand en plus elles sont illustrées, c'est encore plus sympathique.
    Une jolie bouille dormeuse et joufflue tout contre sa jolie maman... adorable.

    H.

    Posté par helene, 01 septembre 2011 à 12:58
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