09 septembre 2011

Un peu d'automne dans l'été

Et la vie continue.

Maintenant je suis nounou en titre à mi-temps. Biberons, doux câlins, chansonnettes, habillage et risettes ponctuent ces longues matinés.

Elisabeth se laisse faire ou de temps en temps trompette son mécontentement comme tous les bébés et là, il faut résoudre l’énigme : faim, mal au ventre, énervement, envie de dormir ou le contraire ? On cherche, parfois on trouve.

Et puis l’automne s’invite dans l’été et la pluie rafraîchit l’atmosphère.

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Nous continuons nos promenades.     DSC09830

Parfois elles ont un but précis, comme un fil d’Ariane qui continue à se dévider presque malgré nous.

J’avais oublié, complètement, que Marguerite Yourcenar avait habité Hartford, la ville où je me tiens justement, pendant plus de 10 ans. Une période assez sombre et triste de son parcours dit sa biographe Josyane Savigneau, car malgré la lumière de l’amour partagé avec Grace Frick, les temps étaient durs. C’était la guerre. Nombre d’amis restés en Europe, pas d’argent, pas de perspectives d’en gagner, etc.

A cette époque donc, toutes deux vivaient à Hartford au 549 Prospect Avenue que nous sommes allées repérer, Elisabeth, son landau et moi. Photos.   DSC09786

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Marguerite disait de Hartford que c’était « une ville assez inintéressante à environ 160 km de New-York, réactionnaire, chauviniste et Protestante, avec une touche de savoir-vivre ».

Toujours est-il que j’apprends, dans la foulée, qu’à cette époque à Hartford, existait un monsieur très bien, « Chick » Austin Jr, qui s’efforçait justement de donner à cette ville  quelques lettres de noblesse culturelles et le faisait en prenant des risques.

Une brève collaboration s’ensuivit entre Chick Austin et Marguerite Yourcenar. Elle écrivit à sa demande un livret de ballet qui ne plût pas franchement au public : texte trop libéré je pense, trop affranchi de la bienpensance.

Mais bon, ce qui n’a pas manqué d’attirer mon attention c’est que Chick (ici on n’est pas formaliste, tout le monde s’appelle par son prénom), à la suite de son voyage de noces à Venise, sa femme étant fortunée, s’est fait construire à Hartford une villa palladienne. Elle se situe au 130 Scarborough Street ce dont, évidemment vous vous fichez éperdument, mais pas moi car je peux y aller en poussant le landau.

Résultat : une façade très dégagée et très plate, sans cette véranda ouverte qui donne tant de charme aux maisons d’ici, une réalisation très formelle : on aime ou pas.

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Plus de fil d’Ariane pour le moment, mais le projet d’aller voir un lieu un peu marginal de la culture : Real Art Way, où il se passe sans doute des choses intéressantes et en dehors des circuits habituels.

Je vous raconterai.

 

Tchao.

 

Posté par Alberte-Marie à 19:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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