07 octobre 2011

Derniers instants

 

Ces quelques jours, ces quelques heures qu’il nous reste pour sauvegarder la mémoire de ce temps passé là, en famille, dans un environnement apprécié, et des habitudes prises comme à la maison.

Alors on sollicite une fois encore ce compagnon numérique, si pratique, si discret, qu’il nous permet de capter ce dernier clin d’œil, à la va-vite parfois, ce qui donnera quelques photos floues.

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Mais n’importe ! Nous, on saura restituer la netteté de la vision sur ces maisons à péristyle, sur cette fac de droit et son campus arboré qui a tant vu nos pas, sur cette « piscine » œcuménique qui a gardé son mystère, sur la seule et unique piscine particulière que nous ayons vue dans le quartier, sur ce bébé potelé et adoré qui ne cesse de téter, sur le dernier gâteau confectionné pour les grands-mères, la sortante et l’arrivante, sur le mur de cartes postales (merci, merci de n’avoir point oublié la déracinée que j’étais)

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 et enfin, dans la mouvance du voyage, sur les fuselages et les cockpits offerts à nos regards.

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Je suis de retour maintenant.

Tout me manque déjà : le bébé, les enfants, le partage, cet écrin vert qu’est West Hartford, le rythme des grillons chaque nuit, comme une deuxième respiration, l’oxygène et les arbres, et les promenades avec Elisabeth.

Je trouve ma ville étroite, pleine de trottoirs (sic !), un peu sale, sans air, sans directions. J’ai un peu de mal.

Mon appartement me paraît encombré, vieillot, peu adapté à mes envies.

Bref, j’ai envie de repartir, d’aller voir ailleurs si j’y suis.

C’est très ingrat pour tous ceux et celles (surtout celles) qui, ne m’ayant pas oubliée, m’ont fait une petite fête de retour.

Mais il faut sans doute le temps que je me réinstalle dans ma vie d’ici, si pleine de charme d’habitude.

 

Je joins deux albums à ce post.

 

Et je vous donne rendez-vous à mon prochain rayon de soleil.

God bless you.

 

 

Posté par Alberte-Marie à 13:35 - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires sur Derniers instants

    çaucun rapport avec ton retour, mais...

    Le boulanger : Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la pomponnette... Garce, salope, ordure, c'est maintenant, que tu reviens ? Et le pauvre pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec ses chats de gouttières... Des inconnus, des bons à rien... Des passants du clair de lune. Qu'est-ce qu'ils avaient, dis, de plus que lui ?
    Sa femme : Rien.
    Le boulanger : Toi tu dis "rien." Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n'avait pas honte - ou pas pitié du vieux Pompon - elle me dirait : "ils étaient plus beaux." Et qu'est-ce que ça veut dire, beau ? Et la tendresse alors, qu'est-ce que tu en fais ? Dis, tes ministres de gouttières, est-ce qu'ils se réveillaient, la nuit, pour te regarder dormir ? (La chatte, tout à coup, s'en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l'assiette de lait, l'assiette du pauvre Pompon. Dis, c'est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?
    Sa femme : Elle ne repartira plus...
    Le boulanger : Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite, ça serait sûrement moins cruel...
    Sa femme : Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...

    Posté par Pierre, 07 octobre 2011 à 14:26
  • Pfffffffff...

    Ben nous aussi, la vie semble bien étroite depuis que notre super grand-mère est partie !
    On t'aime, on t'embrasse fort, tu nous manques !

    Ju'

    Posté par Juliet M, 10 octobre 2011 à 11:35
  • Après ces derniers instants

    Le Connecticut vous pleure, depuis que vous êtes parti, il ne fait que pleuvoir. Les biscuits "Oreo" et les chips "lays" s'accumulent en attendant. Les feuilles tombent n'ayant pu de place dans l'herbier grandissant d'Alberte.

    Posté par Alex, 20 octobre 2011 à 03:52
  • Alors, Alexandre, s'il pleut, je vous en prie, n'oubliez pas de bien refermer les paquets d'Oréo et de chips sinon ce sera immangeable parce que trop mou.
    Quant aux feuilles, se serait effectivement amusant de constituer le même herbier mais avec les feuilles jaunes et rouges : ce serait très beau.
    Ici, pas un petit bout d'Amérique n'a traversé avec moi et le repas américain est déjà un souvenir.
    Quant au vin de l'Oregon, que je destinais à mon charmant voisin pour le remercier d'avoir arrosé mes plantes pendant mon absence, comme il les a faites toutes mourir de soif (vrai, il ne reste rien de mon jardin de fenêtres) et bien je le distribue à des personnes plus sensibles.
    Et dans cette vie française retrouvée, je crois bien qu'il me manque désormais quelque chose de l'ambiance de là-bas.
    On verra si cela vous fait la même chose quand vous reviendrez, Monsieur le critique.
    Je vous embrasse bien, Alexandre et ne serait-ce que votre sourire et votre rire me font défaut.

    Posté par spcicyapplesauce, 20 octobre 2011 à 13:21
  • Pfffffffff... (bis)

    En fait, c'est pas vrai, il mange des chips Lays tous les soir en buvant une petite bière avec sa maman. On en a déjà racheté, figures toi, elle n'ont pas vraiment le temps de ramollir !

    Anh... le vilain voisin ! Je savais pas qu'il avait fait crever tes plantes. C'est un coup dur quand même !

    Pour l'ambiance Américaine, moi j'entrevois déjà toutes les petites choses qui me manqueront.

    Bises, bises, bises,

    Ju'

    Posté par Juliet M, 20 octobre 2011 à 15:37
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